D'autant que la crête ne fait pas le moine ni l'habit le punk et qu'il y a bien trop à vivre là maintenant. Alors tous à vos ordis, faites péter les décibelles visuelles. Le voyage c'est comme le rock : c'est tout à fond!

Ici Pérou, à vous Paris!!!



N.B. : en cliquant sur la première photo d'un article, la série s'affiche en grand à l'écran.

mardi 17 avril 2018

Parc National Torres del Paine J2-J3, Chili, Región de Magallanes y de la Antártica chilena, Patagonie sud, mars 2018


Journée extraordinaire à marcher pendant des heures le long des lacs Pehoé et Nordenskjold, avec des vues imprenables sur les montagnes Cerro Paine Grande et Cuernos del Paine. Éblouissant, au propre comme au figuré. On n'en prend plein les yeux. Jeux d'ombres et de lumières splendides sur ces immensités sauvages, variations de couleurs magnifiques sur les lacs, aux eaux tantôt gris-vert tantôt turquoises ou menthe glaciale, mais invariablement soufflées par le vent. L'élément naturel le plus marquant de cette journée. Extra-ordinaire également. On n'en prend plein les yeux, les oreilles et même la gueule. Faut s'accrocher pour prendre une photo, prendre appui sur la jambe arrière pour ne pas reculer, se surpasser pour maintenir l'appareil immobile. Ça bouge de tous les côtés. Durant la deuxième partie du parcours où on doit porter nos grands sacs à dos, parfois on fait du sur place parfois on titube, à gauche, à droite, sous la puissance des poussées. Car ici les vents tournent en permanence et changent de direction comme de chemise, brusquement et sans préavis. Ça se calme légèrement quelques secondes et ça repart violemment dans un autre sens. Difficile de trouver un endroit abrité qui le soit encore 5 minutes après. Mais la puissance des éléments naturels nous booste plus qu'elle nous décourage, et on préfère marcher en faisant régulièrement des pauses que de tenter le stop, pour profiter pleinement de la beauté du paysage. On a des jambes de gamins et la tête qui va avec. Pas un physique de sportifs mais le mental qui fonctionne sans. 

En fin d'après-midi, on arrive au camping les épaules en compote, secoués, sonnés et shootés par les bourrasques en rafales, mais enthousiasmés par ce programme alternatif au circuit touristique classique. Par le camping aussi. Du 3 étoiles après ce qu'on a connu : entourés d'arbres et de verdure, des emplacements grand luxe avec cabanons protégeant du vent et de la pluie, table de pique-nique et même un petit barbecue. Dommage on n'a pas de viande à griller et il n'y a évidemment pas l'ombre d'un supermarché ni de la moindre épicerie à des kilomètres à la ronde (120 précisément jusqu'à Puerto Natales). On continue donc sagement notre régime de sandwichs et de pâtes. Toilettes communes impeccables et vastes, avec douches super chaudes sous lesquelles on se prélasse un peu trop et se délasse, jamais assez. En plus il n'y a presque personne, c'est hyper calme. Enfin la vue sur le lac Pehoé et les montagnes n'est pas dégueu. Alors on décide d'y prendre une journée de repos et une nuit supplémentaire. La bouffe emportée était prévue pour 3 jours mais ça tiendra bien un de plus, en s'octroyant tout de même le plaisir d'une viande grillée qu'on partage au restau du camping. Pas donné mais jouissif, même si on reste sur notre faim évidemment. Retour à la boîte de thon et au pain pour se rassasier complètement. Retour aux sources. Et retour à Puerto Natales le 4ème jour. On quitte le parc national comme on l'a trouvé en arrivant, dans les nuages et sous la pluie, après 3 jours de beau temps. On est comme des gosses, sages, et des gitans, heureux. 




















































































Campagne de pub. M'ont embauché. Eh oui les amis, même en vacances la recherche d'emploi avant tout! Jusqu'au bout du monde et jusqu'au bout des ongles! La passion la passsssion du travail! Et encore, ce n'est rien à côté de ma passion pour la bière.
























Bosser ça va bien 5 minutes, mais on a encore de la route à faire. Boire ou marcher il faut choisir.